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sept cent vingt-cinq jours
Je me souviens du dernier échange téléphonique. Son de la voix, son de la banalité qui s’échange (, son du sourire à l’autre bout). Ligne raccrochée : silence.
725 jours de silence. Au début, compter en semaines, puis en mois : au refus de compter en années, s’atteler à régresser jusqu’aux jours. C’était un jeudi. Rien ne laissait présager que. Absence.
Être habitée par cette absence est le plus étrange : du matin au soir, cette voix à côté. N’ai jamais été si proche de ce qu’il aurait fallu — et seule pour le savourer.
Retomber pendant #cartons sur testament : refuser de relire, cacher.
Retrouver héritage : enfermée dans une boîte de bijoutier, une belle bague en argent. Refuser de voir tous les jours, de se rappeler.
Je me souviens de tous les mots et me déteste pour tous ceux que j’ai oubliés. Je me souviens de tous les contacts, les effleurements, les sourires et les baisers. Me souviens de tout et même du deuil.
725 jours, parfois je ne sais pas à quel moment cela deviendra trop, même une seconde et je débordais déjà d’absence.
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