septembre 2011
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déménagé
http://lenonlieuestlepiege.wordpress.com/
août 2011
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Nobody heard him, the dead man
[Secouer des épées dans l’océan. —
Ne plus signifier les mots : signe. Ne plus signifier. Signe.
Contrat signé. Entamer deuxième jour.
Dé. 2.]
Poser les questions ; trouver dictionnaire. Poser la réponse ; perdre les signifiants. Tout lisser dans la masse, du ciel à la barbe. L’ermite sage : vos enfants viennent par vous mais ils ne vous appartiennent pas. —...
sept cent vingt-cinq jours
Je me souviens du dernier échange téléphonique. Son de la voix, son de la banalité qui s’échange (, son du sourire à l’autre bout). Ligne raccrochée : silence.
725 jours de silence. Au début, compter en semaines, puis en mois : au refus de compter en années, s’atteler à régresser jusqu’aux jours. C’était un jeudi. Rien ne laissait présager que. Absence.
...
Je prépare le voyage. Internet permet de trouver tout ce qu’il faut : l’avion bon marché, les cours de langue en ligne, la musique et les films. Tout ce qu’il faut pour que l’odeur de l’olivier sous la chaleur me parvienne sans difficulté. Cliquer au hasard sur toute écriture portant vaguelette : c’est un signe du pays, foncer.
Je prépare le voyage...
juillet 2011
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L'hymne
Souvenir de ce soir de juillet 2009 où ai écouté chœur de Polytechnique chanter la Marseillaise trois fois à la suite (avant d’enchaîner sur Schubert). Et cette larme — l’émotion. Ce que les hymnes me font ressentir, je ne le comprends pas : théoriquement je suis opposée au nationalisme et à tout ce qui l’attise, comme le patriotisme. Mais pourtant, en musique… Même si...
Au cœur du temple de la société de consommation, l’ironie m’a broyé les entrailles. Dernier jour des soldes (lire aussi : “dernière occasion d’acheter sinon vous n’êtes rien du tout”), grande braderie (c’est-à-dire que si tu ressors de là les mains vides, tu as vraiment raté ta journée). C’est l’affolement : humains-fourmis qui...
#cartons
qu’est-ce que le temps du passé a l’air idiot face au présent
les souvenirs dans une boîte : l’enfermement — poubelle : la libération
s’il s’agit de tout libérer si libération comprend oubli — si
[au détour d’un mur, un autre mur]
envie d’évasion | lu un jour : je suis libre parce que je vis à l’hôtel, la non-possession...
juin 2011
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pays natal / retour / exil
Pays natal : où naît-on ? Doit-on connaître son plus ancien ancêtre pour savoir l’endroit qui nous a vu naître ? — Comment savoir. Encore une fois : tout ce que les papiers disent, tout ce qu’ils nient, surtout. Hier encore : “Qui est né dans l’Hexagone ici ?” — La seule à lever la main, et pourtant je ne me sens pas davantage d’ici...
mai 2011
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Labyrinthe
Quand j’étais enfant, on m’avait conduite à Disney Land (ou Eurodisney, ou Disney Land Paris), on m’avait mise devant le labyrinthe d’Alice du pays des Merveilles et je m’étais perdue. Au détour d’une allée tout aussi obscure que toutes les autres, qui n’indiquait en rien le chemin, j’ai vu la reine de Cœur se dresser, hurler dans un haut-parleur que...
Si seulement.
Ces moments où l’on me demande d’entrer dans le social. Le tissu, je fais donc partie de ce point de croix — je ne m’y étais pas vue. Interagir, là où je n’avais pensé qu’à demeurer spectatrice. Entrer dans la société, maîtriser les mots. Tendre la main pour le vêtement entier.
"I'm not free but I'm working on it" S. Wonder
J’aurais pu croire à la linéarité de l’existence si. J’oublie toutes lettres quand je n’en rajoute pas d’inutiles : mes mots n’ont plus aucun sens, plus aucune direction. Je les dresse pour faire sens au receveur du discours — qui ne remarque rien, et pourtant quel désordre. Je me demande cette forme : ce serait une ligne, ou un cercle. Au centre du...
Quand j’aurai compris ce que “réussir dans la vie” signifie, j’achète un mode d’emploi. En attendant…
Le mal du pays que je ne connais pas
À chaque fois que j’ai le mal du pays que je ne connais pas, j’imagine ses frontières et ses contours derrière mes yeux, faits de photographies de famille et de reportages entrevus à la télévision. Je ne sais pas ce qu’il en est, là-bas, mais on m’a diffusé toute la culture. Je pourrais vous dire : “C’est typique de ce pays que je ne connais pas”,...
avril 2011
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"Point de révolte : honorons les âges dans leurs /...
Comme c’était prémonitoire, ça ne m’a pas trop surprise. Et comme je connais l’année à venir, je peux m’ancrer dans le présent en toute sérénité.
Écrire la ville sur le mur. Les souvenirs. Ici les mots criés à cette fenêtre. Là le baiser volé contre cet arrêt de bus. Le pigeon admiré dans le parc, sur cette terre. Les pieds qui foulent, la poussière qui supprime tes...
mars 2011
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"Là où nous résidons, nous semons des plantes...
On n’appartient pas tant à des murs. On fait que les murs nous appartiennent, on s’inscrit en eux, on leur pose des miroirs pour s’y retrouver. Ils ne nous possèdent pas, ils peuvent se passer de nous.
D’ailleurs, une fois qu’on apprend à respirer, on se passe très bien des murs et on n’est plus à la maison nulle part. Home devient un “monde...
"Que tous les malheureux, les malades et les...
“Je pourrais commencer l’éloge de mon voyage par dire qu’il ne m’a rien coûté.”
Xavier de Maistre - Voyage autour de ma chambre, 1794.
Je l’avais dit : je ne voulais pas continuer. M’arrêter et faire le tour. Europe et Balkans. J’avais dit : le bac, et c’est tout, je m’arrête là, ça sert à quoi de se rouiller les fesses...
I know you got a clue what you're doing
Un indice mais sans doute rien de prégnant. Rien qui te rattache au monde de manière concrète (peut-être une peluche, mais qu’est-ce qu’une peluche dans l’ensemble). Rien qui t’éclaire sur le lendemain, le soleil qui se couche mais à quelle heure, qu’annonce la prochaine page, comment signer, de quelle falaise se lancer pour tomber le plus bas. Il y aurait tout à...
monstres simples
Ne pas chercher à s’identifier.
Paris vaut bien une forêt (ou pas)
Le mal-être urbain qui me fait regretter la forêt. La forêt qui m’étouffe sitôt que j’y mets un pied mais qui me manque, comme un chez-moi (home) que je ne connais pas encore mais regrette déjà. Toujours cette foutue question d’identité, comme si ça comptait, de savoir qui on est vraiment. On fait semblant de croire que ça apportera une réponse, une conduite, un chemin de vie —...
"Y avait tant de lumière, avec eux dans la rue,...
Se sentir appartenir au monde. Essentiel pour avancer. Pourtant apprendre à reculer (mieux sauter ?).
Se sentir appartenir au monde. Récupérer les lutins délaissés. Recoller, puzzle de l’ensemble.
Remplir une valise ; emporter ces objets qui rattachent à un endroit. Se dire que si on s’en sépare on sera toujours identique.
Oublier le nom du bal perdu. Se souvenir...
montre et temps - course
Tu arrives et tu cours déjà. Tu cours parce que tu ne sais pas vers où tu vas (ou bien tu le sais trop bien, comme arracher un pansement : s’en échapper au plus vite). Tu cours. Tu réfléchis vite, tu as changé d’espace-temps, tu ne sais plus comment t’exprimer, à qui parler, que dire, que taire, comment rire, dans quel sens croiser les jambes, comment tenir une tasse. Tu...
février 2011
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Watch out, the world's behind you
Le devoir continuel d’entrer dans le monde.
“Vivre malgré tout et avec, quand même, un peu de plaisir.” - Patrick Declerck
Pousser la porte, toujours en découvrir une nouvelle, s’apprivoiser. Apprendre à marcher un peu plus chaque jour ; ce qui est acquis de la veille doit être oublié au plus vite tant le terrain est nouveau. La langue paraît demeurer identique...
"À te regarder, ils s'habitueront" - Char
Ces fantômes qui apparaissent spontanément, auxquels il reste à apprendre à faire des clins d’œil pour habituer son regard. Par surprise, un fantôme par ici — ce monde est plein d’âmes perdues qui reviennent hanter, et quand on a eu plusieurs vies… plusieurs fantômes. Certains chantent, ce sont sans doute, avec les danseurs, les moins dérangeants. Ceux qui guettent, depuis une allée...
Antonin (troisième volet)
J’ai revu Antonin. Toujours au même endroit, toujours le même sourire propre, mais un peu plus fatigué peut-être.
- Où étiez-vous, ces derniers mois ? lui ai-je demandé.
- C’est une drôle de question, m’a-t-il répondu.
Il est malade, un peu plus encore qu’avant. Il s’en fiche, il fume : “C’est la vie”, et puis advienne que pourra.
Cette...
Et nous, nous aimons la vie
Et nous, nous aimons la vie autant que possible. Nous dansons entre deux martyrs. Entre eux, nous érigeons pour les violettes un minaret ou des palmiers.
Nous aimons la vie autant que possible.
Nous volons un fil au fer à soie pour tisser notre ciel et clôturer cet exode. Nous rouvrons la porte du jardin pour que le jasmin inonde les routes comme une belle journée.
Nous aimons la vie autant que...
"Par quel itinéraire je suis arrivé au premier...
Envie de prendre le bateau ; tomber sur cette phrase au hasard du livre ouvert au hasard.
Envie d’entrer dans le monde (ne pas s’en extraire, au moins) ; ne pas trouver de porte ouverte.
Apercevoir fenêtre — plutôt que sauter apercevoir l’échappatoire parfaite, s’y pencher et observer (nuages, chats, feuilles, rosée du matin, factures).
“La vérité se...
janvier 2011
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At the end of the day
- Je veux être magicien.
L’échange le plus absurde devant la bibliothèque. Tours de cartes et sourires (et chocolats) plus tard, la journée ne pouvait qu’être illuminée.
- La recherche, c’est comme une journée : au début on se dit qu’on va faire certaines choses et au fur et à mesures on se dit qu’on ne peut pas tout faire comme on voulait, alors on...
terranostrum
C’est une langue que je ne parle pas (je ne parle pas la langue de mes berceuses d’enfant). Je ne me suis jamais sentie “de là-bas”, j’étais de plein cœur avec nos ancêtres les Gaulois, de plein cœur dans certaines culpabilités du “passé qui ne passe pas” et que mes aïeux n’avaient pas réglé, je n’avais rien compris (échec ?).
Pourquoi...
"Ce n'est pas là un monde où je souhaite vivre." -...
C’est que parfois l’intérieur prend tellement de place : il n’y a plus de ville autour, plus aucun décor, seulement une pensée, une phrase, que l’on remet dans tous les sens pour lui en trouver un. Même pas idée de s’interroger sur la pluie : ne pas perdre le fil du reste, surtout pas. Ne pas frustrer le génie qui sommeille en soi. Se rire de soi-même et se...
Se figurer un chemin
“Il n’est donc pas justifié de dire que l’art l’emporte sur notre grande et puissante mère Nature. Nous avons tellement surchargé la beauté et la richesse de ses produits par nos inventions que nous l’avons complètement étouffée.”
Les Essais, chapitre 30 : “Sur les Cannibales”, Montaigne
Quand j’étais enfant, un livre m’avait...
décembre 2010
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Super pouvoir : donner du chocolat toujours et...
Il y a quelques années, je m’étais fait la réflexion que tous les vieux hommes avaient les mêmes mains que mon grand-père, et à chaque fois que je voyais ces mains je le revoyais me tendre la main pour le bénédicité de début de repas, et je regrettais d’avoir si souvent refusé de me prêter à ce rituel, d’avoir si souvent refusé l’occasion de serrer sa main. Alors quand je...
Des choses à régler dans cette vie : sans doute ce qui t’empêche de dormir. — et tout prend, presque, un sens.
Passer tous les jours devant l’ancien bout de trottoir d’Antonin, y penser, se pincer le cœur avec du bois — espérer. Lire quatre livres à la journée, engloutir comme pour faire des provisions. D’ailleurs ne plus avoir faim, contempler la nourriture,...
Poids et mesures
Chaque fois que je le peux, je me pèse, pour vérifier que je suis encore là, encore entièrement là. Je me recommande de le faire le plus fréquemment possible : la rapidité avec laquelle on disparaît… Même si le miroir nous aperçoit, rien ne prouve mieux qu’une pesée qu’on fait encore partie de cet ici. Se souvenir du chiffre de l’autre jour et comparer : si même masse,...
Onze astres sur l’épisode andalou
I Au dernier soir Sur cette terre Au dernier soir sur cette terre nous détachons nos jours De nos arbrisseaux, et comptons les côtes que nous emporterons Et celles que nous laisserons. Là. Au dernier soir Nous ne disons adieu à rien, et ne trouvons pas le temps pour notre fin Tout demeure en l’état. Le lieu renouvelle nos rêves Et ses visiteurs. Soudain nous ne sommes plus capables d’ironie Car le...
novembre 2010
7 billets
Antonin - Absence
Il y a quelques semaines, après avoir appris les nouvelles qui font pleurer dans la rue alors qu’elles ne le méritent pas, j’ai parlé avec Antonin, qui n’a rien et qui aime la force de la vie. Je ne sais pas si Antonin a bouleversé ma vie, j’avais déjà été touchée par son geste de m’offrir un quartier de pomme juste pour répondre à mon “Bon appétit !”...
Comptabilité
Les chiffres de la banque : le jour où je m’en souviens enfin, c’est que je leur ai trouvé une suite logique. J’applique une sorte d’algorithme masqué à ces chiffres qui se succèdent par hasard dans l’ordre. Tel 6 devient 2 x 3 = la suite est pleine de multiples de 2. Ces chiffres au final se penseront mécaniquement, sans pensée (comme les mots d’un poème...
Se guider
Toujours choisir pour les représentations publiques celui qui sait rire : socialement, c’est le seul à faire l’affaire. Peu importe la cible : n’appliquer que les règles sociales connues, aller jusqu’à la cravate s’il le faut. Être avec l’autre sans être l’autre, mais lui ressembler, se présenter comme assimilé ; éviter les questions....
Questions - réponses
“Pourquoi vous voulez partir ?” — On le demande souvent. Comme si ce n’était pas évident. Comme si la question ne devrait pas, plutôt, être inversée : pourquoi rester ? Et c’est tellement étrange, de ne pouvoir répondre qu’à la seconde mais de suivre le chemin de la première. Et vraiment n’avoir aucune justification sous le coude :...
Aux quelques années
L’espèce d’émotion face à un texte, pas l’odeur de papier, mais la rencontre : on en a parlé pendant des heures, impression d’anticiper, on aimerait se dire qu’on imagine déjà la direction que les phrases vont prendre… Et on rencontre le texte, et il y a toujours la surprise (parce qu’en fait on ne peut jamais anticiper un poème, même si on croit que,...
"Ce n'est pas là un monde où je souhaite vivre."
Compter les heures : bientôt, il ne sera plus temps. Choisir une heure (pour certains, cinq heures moins douze) qui déterminera qu’il sera trop tard. Ne plus parler à partir d’une heure que l’on choisit, et souvent y revenir, l’heure qui contemple, l’instant suspendu, qui détermine la journée qui commence et le sommeil qui ne viendra plus. Le contrôle vient de...
Antonin
“Quelle que soit la technique adoptée, il faut affronter les insultes et les moues méprisantes. Devant les regards qui se détournent, il faut, pour continuer d’exister, lutter contre le sentiment insidieux d’être devenu invisible, comme le sont les fantômes…”
Les Naufragés, de Patrick Declerck, Terre Humaine Poche, 2001, p. 27.
Sa montre est à l’heure. Je...
octobre 2010
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Sa bure où je voyais des constellations
“Clochards, exclus, nouveaux pauvres, marginaux, mendiants… Qui sont-ils, ces êtres étranges aux visages ravagés ? Ces exilés qui nous côtoient, qui dérangent notre regard et suscitent nos fantasmes. Des fainéants ? Des réfractaires ? Ou des philosophes ? Révoltés, anarchistes, intellectuels parfois, faux mendiants souvent ?… Les mythes ont la vie dure. On parle de...
Va, pensiero
comment abandonner ses illusions, tels des lutins au bord de la route comment comprendre qu’elles avaient balisé un sentier sentier maintenant inconnu échec ou hasard : case départ battre le pavé pour réparer le sentier qui ne l’était pas assez tu ne rêves pas en vain, dit-elle - le comprendre pour ne pas s’enfoncer et pourtant analyser le rêve, retrouver des invariants...
Tu es plus belle que le ciel et la mer
Quand tu aimes il faut partir Quitte ta femme quitte ton enfant Quitte ton ami quitte ton amie Quitte ton amante quitte ton amant Quand tu aimes il faut partir Le monde est plein de nègres et de négresses Des femmes des hommes des hommes des femmes Regarde les beaux magasins Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre Et toutes les belles marchandises II y a l’air il y a le vent Les...
Si ce n'est un supplice, pourquoi y penser sans...
D’abord, s’est-elle demandé, comment s’y prendre. Des années qu’elle y pense. Quel regard adopter, les cheveux seront-ils parfaits, quel maquillage de la parole choisir. Parfois, elle se dit qu’il vaudrait mieux tourner la tête à gauche dans un premier temps : un regard en biais, c’est toujours bienvenu, un peu sexy, un peu intellectuel (songeur), très...
Comique de situation
Ce qu’on oublie et ce qui reste. Derrière un salut de la main, innocent, parfois de l’eau envahissante prend place. Not waving but drowning. - quelque chose du genre, moins sérieux probablement. L’espèce de sourire qui permet de (quelque chose comme) garder la tête plus haute que le reste.
Délaissés, les mots abandonnés ont tendance à reconquérir l’espace, à travers l’inconscient : ne pas...
Made From Scratch
Première chose à faire : regarder la nuit tomber. Juste le soleil disparaître, les nuages, les compter, rien d’autre. Pas de seconde chose à faire, simplement la lumière s’affadir. Premier pas pour apprendre à n’en pas faire d’autre. De manière binaire aborder l’environ, comme si, un, deux, un. Regarder la nuit qui s’affole, la fixer, comme s’il...
septembre 2010
7 billets
"Quand je serai grande"
Ne jamais recommencer. S’extraire pour s’effacer, être plus petit, le plus petit possible, comme un grain de sel dans l’océan - invisible. “Quand je serai grande, je serai clown.”, parce que dans le rire se fond généralement tout le reste. Et puis cesser de rire quand la musique arrive (du piano, quelques notes mélodieuses, un peu maladroitement jouées)....